Bombes incendiaires Allemandes

Bombes incendiaires allemandes

de la Première Guerre Mondiale

Un document de Henry et Michael Bélot

 

 

Seules quelques bombes étaient en service chez les Allemands au début de la guerre, essentiellement des engins incendiaires assez primitifs.

L'APK (Artillerie-Prüfungskommission, commission des tests et vérifications de l'artillerie) produisit quelques splendides ratages de bombes sphériques explosives (quand elles le voulaient bien !). Cette commission s'était certainement inspirée des engins sphériques largués en Tripolitaine par les Italiens en 1911, et de ceux des concours Michelin de 1912. 

D'un autre côté, la firme CARBONIT A.G. de Hambourg, Kiel et Schlebusch (près de Cologne), s'engagea dans la constructions de bombes explosives ou incendiaires. Son établissement de Kiel aida certainement à la bonne entente avec ses voisins de la Kriegsmarine.

Les premières bombes explosives Carbonit qui furent larguées en 1914 provenaient d'une commande mexicaine sur laquelle fut prononcé l'embargo. Aucun de ces matériels ne donnait toutefois réellement satisfaction, les progrès techniques des avions étant plus rapides que ceux des bombes. 

Deux types de véhicules aériens existaient en Allemagne à la déclaration de guerre :

-         les plus légers que l'air d'une part, dénommés ballons dirigeables ou plus simplement Zeppelins du patronyme du comte Zeppelin, leur inventeur,

-         les plus lourds que l'air d'autre part, avions fragiles et assez primitifs, au début du conflit essentiellement utilisés pour la reconnaissance aérienne et le réglage de l'artillerie. 

La capacité de transport des Zeppelins était réellement intéressante. Les dernières séries de ces géants de l'air pouvaient emporter 2 bombes de 300 kilos, 10 bombes de 100 kilos, 15 bombes de 50 kilos et 20 bombes incendiaires, soit plus de deux tonnes et demie.

Cette faculté fit recourir à l'emploi de bombes de circonstances, souvent élaborées à partir d'obus lourds. On vit par exemple larguer des obus explosifs pour mortiers de 21 cm avec une couverture de cheval attachée en guise d'empennage. Les premières bombes incendiaires étaient tout aussi primitives sur le plan balistique.

Les Zeppelins étaient rattachés soit à la Marine, soit à l'Armée de Terre. Les services britanniques de renseignements identifiaient leur appartenance d'après le type de bombes qu'ils larguaient : des Carbonit piriformes pour les "marins" et des APK sphériques ou des obus modifiés pour les terriens.

Les premières prototypes de bombes incendiaires de la firme Carbonit remontent à 1912. Très primitifs, ces engins consistaient essentiellement en un bidon de pétrole avec un dispositif de mise à feu. On observera deux profils principaux : l'un tronconique avec un enroulement de corde goudronnée autour du corps, l'autre cylindrique, pour une plus grande capacité. Ces bombes pouvaient associer un élément combustible, essence ou autre, de la thermite, et éventuellement du phosphore blanc. Elles peuvent être désignées comme "bombes Goldschmidt", du nom de l'inventeur de la thermite.

On connaît également une production de la firme Carbonit qui projetait six éléments incendiaires solides à l'impact.

La bombe incendiaire Carbonit, cylindro-conique de 4,5 kilos.

 

La bombe incendiaire Carbonit cylindro-conique de 4,5 kilos était haute de 34 cm pour un diamètre de 11 cm. Elle était construite pour le largage à la main.

Le corps de bombe se composait de trois éléments de tôle emboîtés : le pot central cylindrique, l'ogive conique et l'arrière tronconique doté à sa partie supérieure d'un filetage destiné au vissage d'une fusée percutante.

L'arrière portait également un empennage annulaire constituant une cheminée qui forçait l'air sur les pales de l'hélice.

Le fond du pot était garni d'une charge d'expulsion en poudre noire, surmontée d'un cylindre incendiaire divisé en six segments prismatiques. La composition incendiaire était constituée d'un mélange d'aluminium, de résine, de nitrate de potassium, de sulfure d'antimoine, de tolite... Le centre de l'assemblage de segments était traversé par un tube de transmission également garni de poudre noire.

La fusée percutante était réalisée en bronze, à partir d'un tube cylindrique logeant une masselotte porte-amorce qu'un ressort tenait à l'écart d'un percuteur fixe.

Au repos, la masselotte était immobilisée par une tige filetée vissée dans son évidement axial et terminée par une hélice tripale d'armement. Un ergot interdisait la rotation de cette masselotte au dévissage de la tige. La sécurité de transport était obtenue par un fil reliant une des trois pales de l'hélice à une tige vissée sur l'axe de la poignée de portage. Cette poignée pivotait, abaissée contre le corps en position de sécurité. Même en cas de rupture du fil, la tige faisait obstacle à la rotation de l'hélice.

Pour le largage, la poignée était relevée, ce qui abaissait la tige en brisant le fil. Sur la trajectoire, l'hélice tournait dans le vent de la chute, et son axe fileté libérait la masselotte porte-amorce qui et se projetait sur le percuteur à l'impact en comprimait le ressort séparateur.

La firme Carbonit construisit suivant ces principes divers modèles de bombes présentant d'autres dimensions.

D'autres bombes incendiaires allemandes pour Zeppelins et avions comportaient un mélange thermique destiné à initier le chargement incendiaire proprement dit.

La bombe incendiaire tronconique de 8 kilos pour Zeppelins

a également connu des variantes cylindriques, apparemment moins fréquemment rencontrées. Il s'agissait de productions de la firme Carbonit A. G. que nous avons déjà citée.

Le corps de la bombe de 8 kilos était constitué d'une cuvette de tôle emboutie, formant ogive, et coiffée d'une paroi tronconique également en tôle et extérieurement recouverte d'un enroulement de corde de chanvre goudronnée.

Une chemise interne, conique en bas et cylindrique au-dessus, renfermait une composition aluminothermique allumée par une fusée à inertie vissée dans le haut du cylindre.

L'espace ménagé entre les deux parois était garni d'étoupe imprégnée de bitume. Sur une variante, seul le bas du logement était garni d'étoupe goudronnée tandis que le reste renfermait un liquide incendiaire comme de l'essence ou du pétrole.

Une calotte cylindrique en fer blanc était soudée retournée dans le fond de la cuvette d'ogive, formant ainsi un évidement au bas du mélange aluminothermique. Cet évidement était garni de 200 grammes de phosphore blanc.

La fusée était construite à partir d'un corps de laiton, et se composait d'un mécanisme percutant et d'un relais d'allumage avec amorce. Une masselotte percutante lourde (80 g) était immobilisée au-dessus d'une amorce au fulminate par une goupille courte (ergot) qui en retenait la tête. Cette goupille était sollicitée vers l'extérieur par un ressort en épingle dont les deux branches étaient assemblées par la tige d'armement.

Au largage, un fil extrayait la tige d'armement et le ressort en épingle s'ouvrait, extrayant la goupille.

En l'absence de ressort séparateur, le percuteur libéré descendait pour finalement appuyer de la pointe sur une mince rondelle de cuivre dont le trou central était trop étroit pour lui permettre de franchir la douzaine de millimètres qui le séparait encore de l'amorce.

A l'impact le percuteur déformait la rondelle de cuivre et frappait l'amorce. La charge aluminothermique s'allumait. Le brûlot allumait tout matériau combustible touché, tandis que le phosphore blanc surchauffé fusait par l'ogive. L'engin était difficile à éteindre sans matériels spécifiques. Son efficacité restait toutefois limitée au point d'impact.

Une poignée de suspension portée par la fusée permettait le largage mécanique ou manuel. Une tresse de drap longue d'environ 2 m était fixée à la poignée pour assurer la stabilisation de la bombe au cours de la chute.

 

La bombe incendiaire cylindrique de 10 kg type Carbonit

 

La bombe incendiaire cylindrique de 10 kilos était également une production de la firme Carbonit. Après la guerre, Max Blümner la déclara supérieure en efficacité à toutes les autres, la pluie de bâtons de thermite exceptée. Elle était destinée à incendier des localités, des dépôts, des docks, des navires... Elle se composait de deux éléments principaux :

- un réservoir cylindrique en tôle renfermant 4,7 litres d'une composition incendiaire liquide (5 parts de pétrole, pour trois parts d'essence ou de benzène avec du goudron),

- Un corps d'allumage, également cylindrique et emboîté dans l'arrière du réservoir. Ce dispositif comportait une fusée, un inflammateur relais, une composition thermique et un appoint fumigène.

La bombe portait un empennage annulaire formant une cheminée qui forçait le passage de l'air sur les pales de l'hélice d'armement. Une anse articulée portée par l'empennage servait à la suspension et au lancement. Elle n'avait aucune influence sur le processus d'armement.

La fusée (système élaboré par R. Machenbach, de la firme Carbonit) était percutante, analogue, l'amorce-détonateur et le relais en moins, à celle de la bombe explosive piriforme de 15 kilos.

Le principe en était classique : un percuteur fixe, surmonté d'un ressort séparateur et d'un porte-amorce. Ce dernier était maintenu en position arrière par l'extrémité d'une tige filetée qu'une hélice dévissait en cours de chute.

L'hélice était immobilisée par une goupille verticale à deux ardillons qui la solidarisait avec une coupelle renversée. Cette coupelle formait en quelque sorte le "parachute d'extraction" d'une clavette à deux ergots engagés dans deux encoches du corps de fusée.

Au largage, la goupille à deux ardillons était extraite. Dans le vent de la chute, la coupelle tirait la clavette, dégageait les ergots et l'hélice pouvait tourner et dévisser la tige filetée hors de la masselotte porte-amorce. L'armement était réalisé après une chute d'environ 200 mètres.

La rupture du réservoir était fréquente à l'impact. Les projections de liquide incendiaire étaient allumées par la charge thermique qui prenait feu à ce moment.

Le projectile était livré en caisses de quatre bombes et les fusées séparément, par dix unités. De cette bombe, nous connaissons une variante plus aérodynamique, le corps cylindrique ayant été remplacé par un réservoir piriforme.

Les bombes de la firme Carbonit avaient le mérite d'exister. Leurs qualités balistiques étaient toutefois déplorables, et le largage de précision sur un objectif de dimensions restreintes était hors de question.

Les bombes incendiaires type P. u. W.

 

Le Prüfanstalt und Werft (P. u. W.), établissement de contrôle technique et de construction de l'air, entama en 1915 (aidé par la firme Goerz de Friedenau) la mise au point d'une silhouette présentant de meilleures qualités balistiques.

Le profil de torpille des nouvelles bombes, tant explosives qu'incendiaires, fut indéniablement le meilleur jamais utilisé au cours du premier conflit mondial. Dès le début de 1916 les premières bombes explosives P. u. W. de 12,5 kg tombèrent sur le front ouest, suivies par des projectiles de 50 kg, de 100 kg, de 300 kg et même de 1000 kg en 1918.

Toutes ces bombes avaient un empennage décalé sur la génératrice. La rotation ainsi générée devait leur conférer une meilleure stabilité et permettait un armement centrifuge d'une sécurité absolue, à partir de 300 tours par minute.

Dans le domaine particulier des bombes incendiaires, nous connaissons un engin P. u. W. constitué d'un corps aérodynamique en fer blanc, constituant un réservoir traversé d'un tube central en zinc. Ce tube central renfermait un tube d'allumage en tôle mince, présentant un grand nombre de perforations et garni du classique mélange thermique de soufre et de poudre d'aluminium. Nous connaissons en fait deux calibres de ce type de projectile : bombes incendiaires pisciformes de 5 kilos et de 10 kilos.

Le réservoir était rempli d'un mélange incendiaire de pétrole, de xylène et de benzène, avec dans certains cas une résine qui en augmentait la viscosité. Une épaisse couche de paraffine additionnée de perchlorate de potassium était coulée en fond de réservoir, près de la fusée. Un enroulement de corde imprégnée d'un mélange de goudron, de pétrole, de paraffine et de chlorate de potassium, protégeait la plus grande longueur du corps. Il était recouvert de papier verni.

L'empennage emboîté, en tôle, comportait trois ailettes décalées sur la génératrice, ce qui permettait l'armement de la classique fusée percutante type P. u. W., dépourvue de détonateur.

Il y eut des variantes dans le chargement incendiaire (paraffine et perchlorate de potassium, ou encore pâte de paraffine et d'essence) et dans la composition d'allumage (composition A : poudres d'aluminium et de fer, et nitrate de baryum) ainsi qu'une charge d'éclatement de 14,5 grammes de poudre noire. L'enroulement de corde imprégnée était toujours maintenu.

Ce type de bombe fut utilisé dès Novembre 1916.

Le "profil P. u. W." fut ultérieurement conservé pour d'autres constructions incendiaires, soit à dépotage, soit encore à feu intensif.

L'an 1917 vit l'essai de la bombe incendiaire Lorenz.

Il s'agissait d'un projectile léger, bien stabilisé et de forme cylindrique

Le chargement était constitué d'un mélange d'hydrocarbures saturant une mèche. Il était mis à feu par une composition d'allumage très rapide, et les essais la firent déclarer comme suffisamment efficace. L'expérience du front ne confirma apparemment pas cet optimisme, et la bombe fut bientôt retirée du service.

Une autre bombe incendiaire d'essai fut le modèle "Lava".

A l'impact, une composition thermique produisait une très grande chaleur qui initiait un mélange d'acétone et de fulmicoton. Une flamme très chaude fusait violemment, haute de plus d'un mètre.

En 1918 les Allemands tentèrent d'améliorer l'efficacité de la bombe, en s'inspirant des principes anglo-américains sur l'emploi de la thermite et de "l'huile solide".

Il semble que le résultat fut un projectile long d'un mètre et d'un poids de 20 kilos. La probabilité de fonctionnement était augmentée par le montage de deux fusées percutantes, une en ogive et l'autre à l'arrière.

L'engin produisait un jet de flamme très chaud, et qui durait un quart d'heure.

Apparemment ces bombes au tempérament volcanique (Lava signifie évidemment la lave du volcan) ne furent pas prêtes à temps pour servir sur le front.

Quant aux bombes incendiaires à dispersion, leur fabrication fut initialement tout aussi primitive.

La première que larguèrent les Zeppelins consistait en un simple récipient de tôle doté d'une classique fusée percutante.

Une charge d'allumage renforcée constituait la charge d'éclatement et le chargement se composait de phosphore blanc en solution par du sulfure de carbone.

Pour créer autant de foyers de départ qu'il était possible, la solution contenait aussi du phosphore en morceaux ou sous sachets, ou encore en "saucisses".

On y ajouta aussi des fagots de petits rubans de Celluloïd. L'explosion projetait les éléments solides un peu plus loin que le liquide, et la solution de phosphore en assurait l'allumage au contact de l'air.

Cette construction fut bientôt améliorée, pour donner une première bombe incendiaire de 10 kilos à dépotage, renfermant 41 cylindres incendiaires et 350 grammes d'une composition d'allumage dénommée "Petroklastit".

Les cylindres étaient rangés dans le corps de bombe en six couches successives de sept éléments, la Petroklastite garnissant les interstices.

L'ogive était en fonte et garnie d'une composition qui en faisait un élément incendiaire lourd et fort efficace. L'éclatement de la charge d'allumage dispersait les éléments incendiaires qui brûlaient pendant au moins une minute.

Ce type d'engin évolua finalement vers un modèle de bombe incendiaire dispersant 46 petits cylindres perforés chargés d'une composition qui s'enflammait facilement au contact de l'air.

Selon des sources américaines, on aurait également constaté un mélange incendiaire (à la combustion particulièrement puissante) de nitrate de baryum, de soufre et de goudron.

Les cylindres étaient rangés en couches et séparés par des intercalaires d'une cellulose spécialement traitée en vue de faciliter son inflammation. La mise à feu se faisait peu avant le largage, au moyen d'un allumeur à traction-friction muni d'un retard.

Si le réglage était correct, la bombe éclatait en l'air et ses sous-munitions enflammées retombaient en pluie, après éjection de l'ogive de fonte rivetée sur le corps en tôle de fer.

Si la bombe incendiaire constituait initialement une importante proportion de tous les matériels largués, la part qu'elle représentait diminua à mesure que les engins explosifs devenaient plus fiables et efficaces. Au premier Janvier 1917 par exemple les forces aériennes allemandes disposaient sur le front de 41555 bombes explosives, pour seulement 3088 incendiaires.

A partir de la fin de 1917, les efforts allemands en vue d'obtenir enfin une bombe incendiaire utilisable divergèrent en deux directions.

    D'une part les partisans de la bombe explosive tentèrent de mettre au point une bombe polyvalente associant les deux effets tout en privilégiant l'aspect incendiaire.

On expérimenta donc des bombes de 12 kilos et de 50 kilos dont la composition incendiaire devait agir après l'impact.

Celle de 12 kilos explosait après 3 minutes d'une violente combustion, contre 16 minutes et 15 secondes pour celle de 50 kilos. Il y avait là de quoi tempérer l'ardeur des pompiers, et l'efficacité du système semble avoir été tout à fait assurée.

Ces constructions ne purent toutefois s'affirmer face aux réalisations de l'autre tendance, probablement du fait du poids des engins, et leur rôle au cours de la guerre resta inexistant.

Il y avait donc d'autre part les partisans d'une bombe aussi légère que possible et uniquement incendiaire.

On arriva bien à abaisser à 4,5 kilos le poids des types de bombes en service, mais au détriment de la capacité en chargement incendiaire : la combustion de ce dernier était trop brève pour assurer une bonne transmission de l'incendie.

Ces constructions améliorées n'avaient pas résolu le problème du manque de fiabilité dans l'efficacité qui pénalisait toutes les munitions incendiaires allemandes.

Il fallut attendre 1918 et l'invention de la bombe bâton Elektron pour voir apparaître un engin incendiaire air-sol à la fois actif et utilisable en toutes circonstances. Cette bombe arriva trop tard pour jouer un rôle avant l'armistice. Elle fut toutefois à l'origine de toutes les bombes bâtons incendiaires de la seconde guerre mondiale. Les Français (et les Polonais) par exemple avaient incorporé dans leur arsenal tous les exemplaires qu'ils s'étaient fait livrer par l'Allemagne, et s'en inspirèrent pour leurs propres constructions.

La bombe incendiaire Elektron avait une longueur totale de 352 mm pour un poids de 918 grammes. Elle comprenait :

    - Un corps de bombe, cylindrique, en magnésium, constituant la masse incendiaire principale.

    - Un empennage constitué de trois ailerons d'une mince tôle d'acier.

    - Un bouchon fusée, également en magnésium. Il renfermait une fusée fonctionnant par inertie au choc de l'arrivée, que la bombe tombe sur l'ogive ou sur le culot. Une goupille de sécurité, immobilisée par un fil d'acier, s'engageait entre deux spires du ressort de mécanisme. Il fallait l'ôter avant le lancement.

L'évidement axial du corps de bombe renfermait :

    - 4 grammes d'une composition d'allumage constituée de chlorate de potassium, de magnésium et d'oxyde de fer.

    - 20 grammes d'une composition d'amorçage, de même formule que ci-dessus, mais plus comprimée.

    - 168 grammes d'une composition incendiaire essentiellement constituée de magnésium, de silice, d'oxyde de fer...

Deux évents obturés à la paraffine étaient ménagés dans le corps de la bombe, juste au-dessus de la composition d'allumage, pour permettre la détente des gaz et éviter la déflagration de la composition incendiaire.

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